Après les fortes
mobilisations du premier semestre, et notamment le 24 juin dernier, les multiples initiatives qui ont
ponctué l'été, montrent la détermination des salariés à faire entendre leurs
revendications et leurs propositions concernant le projet de réforme des retraites dont le contenu est
injuste et inacceptable.
La période estivale a été
marquée par la persistance de la crise économique et sociale - la situation du chômage
s'aggravant encore notamment pour les jeunes - et par l'annonce de mesures de rigueur supportées
essentiellement par l'ensemble des salariés. Le gouvernement poursuit une politique inadaptée en
terme d'emplois et de pouvoir d'achat qui
accroît les inégalités.
Au moment où le projet de
réforme des retraites va être examiné par le parlement, les organisations syndicales
rappellent leur ferme opposition à celui-ci. Cette réforme ne répond pas aux enjeux actuels. Les
questions d'emploi notamment pour les jeunes et les seniors, celles des inégalités
hommes-femmes, de la pénibilité, d'un financement durable appuyé sur une autre
répartition des richesses produites, non seulement ne sont pas traitées, mais
font porter à plus de 85% les efforts sur les
salariés.
La remise en cause des 60
ans avec le report à 62 et 67 ans des âges légaux va fortement pénaliser les salariés et
notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes, ceux ayant des carrières chaotiques et
incomplètes, en particulier les femmes.
Les organisations syndicales considèrent
aujourd'hui que rien n'est joué et appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi, les jeunes et
les retraités à poursuivre la
construction d'une mobilisation de
grande ampleur et à faire du 7 septembre prochain une journée massive de
grèves et de manifestations.
Le gouvernement et les
parlementaires doivent entendre la mobilisation des salariés et répondre à leurs revendications
pour d'autres choix en matière de retraites, d'emploi et de pouvoir d'achat. Les
organisations syndicales se réuniront dès le 8 septembre pour analyser la situation et décider des
suites unitaires à donner rapidement à la mobilisation.
Le 23 août 2010Communiqué CFDT, CFTC,
CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Les 15 et 16 juin derniers, les Assemblées Générales Annuelles de la Protection Sociale de la Branche Caisse d'Epargne se sont donc tenues à Amiens en présence de nos administrateurs CFDT pour la CGP, des nos administrateurs, délégués régionaux CFDT et de notre DSN (CB) pour la MNCE, puis par nos administrateur (CS+JMJ) accompagné de la représentante de la Branche (MJP) désignée par le SN pour l'Assemblée Générale d'EPS.
Ces diverses Assemblées Générales étaient traditionnellement destinées à approuver les comptes 2009 de chaque entité, à entériner les décisions prises par les divers CA tout en leur votant quitus, et à effectuer diverses modifications statutaires et réglementaires.
Sur ce dernier point, il s'agissait de nous mettre en capacité, statutairement et réglementairement, (d'où la forme extraordinaire) d'accueillir éventuellement, au sein de nos structures de protection sociale, des entreprises non plus exclusivement de la Branche CEP mais aussi du Groupe BPCE.
Après des mois de discussions et de contestations de certains, le Comité de Groupe BPCE est enfin en place.
Le comité de groupe est une instance d'information et de dialogue sur les orientations du groupe.
Le comité de groupe reçoit des informations sur l'activité, la situation financière, l'évolution de l'emploi dans le groupe et dans chacune des entreprises qui le composent.
OUVRIR SANS TARDER
LES NEGOCIATIONS
au bénéfice de chaque salarié
Après 10 ans de blocage,
la négociation devenait possible …
Avancement dans l'emploi,
structure de la rémunération :
il est impératif de traiter ces sujets.
La négociation sur « l'avancement dans l'emploi » doit,
pour la CFDT, permettre à chacun(e) d'avoir de réelles
perspectives d'évolution de carrière et de pouvoir faire
valoir ses droits à partir de critères objectifs. Elle doit
également aboutir à la reconnaissance dans la
classification, de l'évolution de certains métiers.
La négociation sur la « structure des rémunérations » doit,
pour la CFDT, permettre une harmonisation au bénéfice
des collègues entré(e)s depuis 2002 sans remettre en cause
les acquis des collègues entré(e)s avant.
« Accord de méthode » ou pas :
les négociations doivent s'ouvrir.
la CFDT attend des dirigeants
du Groupe qu’ils ouvrent dès la rentrée des
négociations sur l'avancement dans l'emploi et
la structure de la rémunération.
Redonner à chaque salarié des Caisses d’Epargne le
socle social intergénérationnel, équilibré et de qualité
auquel il a droit, voilà l'objectif de la CFDT.
Le gouvernement persiste et signe dans son projet injuste sur les retraites
Le gouvernement restant campé sur ses positions, notamment sur le relèvement de l'âge légal de départ à la retraite, les organisations syndicales, CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et Unsa, confirment leur appel à une journée de grèves et de manifestations le 24 juin.
Les organisations, CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se sont réunies le 14 juin. Depuis leur dernière réunion intersyndicale, elles constatent que le gouvernement persiste et signe dans son projet injuste sur les retraites.
Dans ces conditions, la journée de grèves et de manifestations du 24 juin, sur la base de l’appel de l’intersyndicale du 31 mai 2010, prend tout son sens.
Les organisations appellent les salariés du public et du privé, les jeunes et les retraités, les privés d’emploi, à participer massivement aux manifestations organisées dans toute la France.
Les
organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA vont
poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des
retraites.
Elles
décident d'une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7
septembre 2010, au moment où s'ouvrira le débat parlementaire. Elles appellent
tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi, les jeunes et
les retraités à construire ce jour une mobilisation d'ampleur.
L'intégralité des débats en différé... : Cliquez ici
Vous pouvez voir en plein écran, en haute définition, l'intégralité des débats. Vous pouvez également suivre, les coulisses de cet évenement avec des films, des témoignages de congressistes, des interviews des invités, et la minute du congrès.
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Spéciale François Chérèque sur Public Sénat
À l'occasion du 47e congrès, Public Sénat propose un documentaire inédit de 52 mn, «François Chérèque, un portrait», mélant archives personnelles et interviews exclusives. Pour voir : Cliquez ici.
Non ce n’est pas un Groupe de rock mais bien le projet BPCE que nos dirigeants veulent finaliser avant fin juin 2010 dans la précipitation.
Le projet consiste à apporter à l’organe central les filiales, essentiellement celles du pôle immobilier hormis Nexity, qui avaient été mises dans des holdings à la création de BPCE.
Concrètement, les Banques Populaires sont sollicitées à hauteur de plus de 2,3 milliards et les Caisses d’Epargne à hauteur de 1,8 milliards. En outre, chaque Réseau se verra imposer un prélèvement supplémentaire de 5% sur ses résultats dés 2010.
Il n’y aura aucune contrepartie puisque BPCE n’a pas prévu de verser de dividende aux Banques Populaires et Caisses d’Epargne avant 2014 dans le meilleur des cas.
U2 ce sera donc pour les salariés plus de pression et plus de stress, moins d’emplois, moins de salaires, moins d’intéressement et de participation.
Et pendant ce temps, François PEROL s’est octroyé une augmentation de 200% de sa rémunération variable.
Pour en finir avec
les crises sociales et juridiques à répétition...
Depuis 2002 la
négociation sociale
dans la Branche
Caisses d'Epargne
n'a jamais traité des
sujets de fonds
comme la rémunération
et la carrière.
Aujourd'hui,
notamment suite
aux demandes
répétées de la
CFDT, cette
négociation est
possible. Une
occasion qu'il faut
impérativement
saisir.
Pour un dispositif de gestion de carrière et d'avancement dans l'emploi
Pour une nouvelle structure de Rémunération
Pour un intéressement/participation Groupe
Oui, tout cela est possible… Depuis le début de cette année 2010, BPCE est prête à négocier sur ces sujets. Elle nous propose un accord de méthode
allant dans ce sens et le prévoyant.
Or, au moins deux organisations syndicales (CGT et SUD) refusent de signer cet accord alors qu'une autre tergiverse
(SU-UNSA)… bloquant ainsi de fait l'ouverture des négociations !
Pourquoi cette attitude ?
Quel intérêt à entretenir ainsi une situation qui génère des contentieux récurrents tout en frappant d'immobilisme tout
dialogue social alors qu’il semble être devenu enfin possible ?!?
A présent, que chaque Organisation Syndicale, comme le fait la CFDT, prenne ses responsabilités et
s'en explique sans faux fuyants ni artifices devant l'ensemble des collègues !
La CFDT fera tout son possible afin de redonner à chaque salarié des
Caisses d’Epargne le socle social équilibré,
de qualité et intergénérationnel auquel il a droit !
RECONSTRUIRE UN DISPOSITIF CONVENTIONNEL
POUR TOUTES ET TOUS ?
LA CFDT DIT « OUI »
Les Caisses d’Epargne connaissent une crise sociale grave depuis les années 2000, période de la dénonciation des anciens accords de la Branche Caisse d’Epargne. Le personnel la subit. A l’évidence, le dispositif de rémunération et notre système de classification sont aujourd’hui obsolètes, illisibles, inefficaces et injustes.
BPCE ou la valse des milliards :
Le 25 février dernier, les dirigeants du groupe BPCE ont présenté les résultats et le Plan
Stratégique Groupe (PSG) dont le maître mot est « ENSEMBLE », et ont annoncé une nouvelle
organisation du Groupe BPCE.
Nos dirigeants affirment qu’il faudra demain être plus rentable et économiser
plus de 1,2 milliard d’euros de frais généraux par an. Avec quels impacts sur l’emploi
et les conditions de travail des salariés ?
Négociations annuelles obligatoires (NAO) : c'est fini et nous sommes loin du compte !
Il aura quand même fallu quatre réunions pour que les dirigeants de BPCE passent de 0,5% au 1er mars à 0,7% au 1er février. Et ne lâchent rien sur le reste. Et entre la réunion du 19 janvieret celle du 16 février, il n'y a eu aucune avancée de la part des dirigeants de BPCE. Pas de très bonne augure pour de prochaines négociations.
Résultat de l'ultime réunion du 16 février = rien de plus que ce que les dirigeants de BPCE nous avaient déjà annoncé le 19 janvier :
Augmentation générale = rien de plus que 0,7% au 1er février. La CFDT demandait 1% au 1er janvier.
Revalorisation des Rémunérations Annuelles Minimales = rien de plus que 1,5 % pour les T et 1% pour les TM et CM. La CFDT demandait de porter la RAM T1 à 20000 euros et de relever les autres RAM significativement.
Recommandation aux entreprises pour qu'elles versent un complément d'intéressement = à nouveau un refus.
Dispositif national concernant la prime de transport = à nouveau un refus.
Résultat = aucune organisation syndicale ne signera le projet d'accord NAO pour 2010.
En refusant toute avancée significative lors cette NAO, les dirigeants de BPCE n'ont pas montré leur volonté d'aboutir. Un mauvais signal envoyé de leur part pour les futures négociations ...