Conséquences sur le PNB
Pour la CNCE, l’évolution du taux
de commissionnement sera le suivant à compter de 2009 : 0.9, 0.9, 0.7 puis
0.6 à partir de 2012.
Impact
sur le « PNB livret A » (base 669 millions en 2008) et le coefficient
d'exploitation :
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2008
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2009
|
2010
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2011
|
2012
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Rémunération
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1 %
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0,9 %
|
0,9 %
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0,7 %
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0,6 %
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PNB « livret A »
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669
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605
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521
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373
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311
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Coefficient d'exploitation
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+ 0,60 %
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+ 1,30 %
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+ 2,40 %
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+ 2,70 %
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Notons que le
PNB diminue de plus de moitié alors que la rémunération passe de 1 à 0.6 …
A cela il faut ajouter « le
taux d’attrition » des clients (nb de comptes transférés à la concurrence,
et ce au-delà du livret A) de 9% en 2009, puis 23%, 30% et enfin 32% en 2012.
Et pour Guy Cotret, ces estimations sont optimistes …
Toujours d’après lui, on arrive à
des situations avec un impact moyen de 20 ME par Caisse et un coefficient
d’exploitation qui « en prend plein la tête ». Il affirme que le
sujet est la pérennité du Groupe.
Un « espoir » ? La
pression serait forte sur Bercy pour que le taux de centralisation soit
maintenu à 100% pendant deux ans. Si tel était le cas, il y aurait moins
d’intérêts pour les banques à ouvrir rapidement des livrets A.
Pour la Caisse Nationale, il faut
se servir de cette situation comme d’une opportunité pour enfin réformer le
Réseau :
-
fermeture d’environ 10% des points de vente (soit environ 500)
non rentables ou non pertinents (problème de maillage, maintien de
certaines agences en zone rurale…).
-
mise en œuvre de l’industrialisation des fonctions support dans
toutes les Caisses avec objectif 2012 (mutualiser beaucoup plus que cela est
fait aujourd’hui !),
-
plus (+) de flexibilité dans les horaires de travail, plus (du
tout) de fermetures d’agence à 17 heures afin de « répondre aux attentes
de nos clients car les enquêtes qualité le démontrent ». Il va donc
falloir soulever le problème des horaires d’ouverture avec les partenaires
sociaux.
Impact sur les emplois : PERTE de 4500 emplois
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2007
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Evolution
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2012
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BDD
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24 800
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67,00%
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-1 600
|
-6,00%
|
23 200
|
70,73%
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BDR
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1 200
|
3,00%
|
600
|
50,00%
|
1 800
|
5,49%
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Total
Commerciaux
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26 000
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70,00%
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-1 000
|
-4,00%
|
25 000
|
76,00%
|
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Services bancaires
|
3600
|
9,50%
|
-1 050
|
-30,00%
|
2 550
|
8,00%
|
|
Contrôle interne
|
1100
|
3,00%
|
-250
|
-25,00%
|
850
|
2,50%
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Autre Fonctions*
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6 600
|
17,50%
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-2 200
|
-33,00%
|
4 400
|
13,50%
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Total
fonctions supports
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11 300
|
30,00%
|
-3 500
|
-30,00%
|
7 800
|
24,00%
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Total
général
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37 300
|
100,00%
|
-4 500
|
-12,00%
|
32 800
|
100,00%
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* = DRH, moyens généraux,
marketing, etc.
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Engagements de la CNCE : pas
de départ contraint mais non remplacement des départs en retraite comme des
départs naturels.
Aide au départ de fin de
carrière : une CPN sera convoquée sur ce sujet d’ici la fin de l’année.
Les mesures ne seront pas uniformes
mais tiendront compte des spécificités de chaque Caisse. Le « dialogue
CNCE/Caisse » est en cours de révision pour chacune d’entre elles. 9 juillet : présentation aux
dirigeants de l’industrialisation des fonctions support et de la cartographie.
Comité de Groupe sur ce point en septembre.
A la question : imaginons
que le livret A ne soit pas banalisé, toutes ces mesures seront-elles
maintenues ? La réponse a été sans équivoque : OUI. La banalisation
est une opportunité pour faire ce que nous n’avons pas eu le courage de le
faire jusqu'à présent !
Questions CFDT
Une intervention préalable :
d’après Guy Cotret, les grands responsables de la banalisation sont le
gouvernement et Bruxelles. Nous avons rappelé qu’il y en a un troisième, et
sans doute le principal : les dirigeants du Groupe qui, depuis 1999 le
banalisent à marche forcée, la dernière étape en date étant la création de
Natixis. Nous avons également rappelé qu’il a fallu attendre la décision de
Bruxelles concernant la banalisation de la distribution pour que ces mêmes
dirigeants redécouvrent que nous avions un produit nommé livret A !
La CNCE est-elle toujours associée au recours devant le tribunal
européen et, si oui, où en est le recours ?
Réponse : oui. Et Guy Cotret
de critiquer Sarkozy qui, d’un côté soutient le recours contre la banalisation
et, de l’autre, organise la banalisation à marche forcée. Quant à savoir où en
est le recours, la CNCE n’a pas d’information mais estime qu’il ne se passera
rien avant le vote de la loi … donc trop tard !
Dans les calculs qui nous sont présentés, il n’y a que les effets
négatifs de la baisse de commissionnement (et de l’attrition des clients) mais
rien sur les effets positifs du libre emploi. Or, celui-ci pourrait représenter
près de 40%, rémunéré à 1.5% (différence entre 3.5% servi aux clients et le
taux marché monétaire). Auquel cas, entre 0.6 sur 60% et 1.5 sur 40%, nous
arriverions quasiment au PNB actuel. Donc pas d’impact ….
Réponse : la CNCE ne
s’intéresse qu’à ce qui va modifier l’écart actuel, en terme de coefficient
d’exploitation, entre les Caisses et nos concurrents. Tout le monde profitant
du libre emploi, cela n’a pas d’impact sur l’écart, selon elle. De plus, selon elle,
seuls les nouveaux flux ne seraient pas centralisés à 100%. D’où un impact
beaucoup plus faible, compte tenu des volumes, du 1.5 sur le libre emploi que
du 0.6 sur l’encours.
Le fait que, compte tenu de notre
« avance », nous aurions, même sur les seuls flux, largement plus de
libre emploi, en volume, que les autres banques les premières années, ne
l’intéresse pas.
Notons que le projet de loi
prévoit que la centralisation doit couvrir l’encours de prêts habitat de la CDC
x 1,25. Besoin actuel = 124 milliards. Encours LA + LDD au 30 mars : 233
milliards. En toute logique, l’intégralité des flux nouveaux peut être en libre
emploi ! Certes, la conjoncture est particulière, mais sur les trois
premiers mois de l’année, les flux s’élèvent à + 5 milliards …
Notons encore que, quand nous
avons fait allusion aux études chiffrant le coût de la distribution du livret A
pour les banques, études montrant que 0.6% de commission ferait nettement moins
que +0.6% de PNB, la CNCE a semblé découvrir l’existence de ces études et a
« rebouclé » sur son discours quant au creusement de l’écart en terme
de coefficient d’exploitation.
la CNCE fait du lobbying auprès de Bercy pour modifier la loi de 1999
et, notamment, supprimer les PELS. La CNCE prévoit de les remplacer par une
enveloppe correspondant à 1% du PNB des Caisses et consacrée à des actions
spécifiques (micro-crédits, création de fonds de garantie par exemple, sans
oublier les grosses associations) avec un « retour business » (plus
de versement à des non clients). Que représente ce 1% par rapport à l’enveloppe
actuelle des PELS ?
Réponse : c’est la même
chose.
Exact, mais :
- l’enveloppe PELS était de moitié inférieure à ce que prévoyait
la loi. Donc on reste en dessous de nos (ex ?)obligations.
- pour 2008, la CNCE a déjà fait l’annonce de 1% du PNB des
Caisses consacré à financer les actions « Bénéfice Futur ». Donc il y
aurait bien, si la CNCE parvient à ses fins, suppression pure et simple des
PELS à partir de 2009 et non un maintien de l’enveloppe sous une autre
forme !
La CNCE lance une campagne « super livret A » rémunéré à 5%
avec une bonification de 1.75% payée par les Caisses.
Quel est le coût estimé de cette opération pour 2008 ?
Réponse : la CNCE ne sait
pas ! Mais s’engage à nous donner l’information ultérieurement.
La CNCE indique qu’il n’y aurait plus de fusion livret A/ LDD, alors que
ceci figure dans le projet de loi. D’où vient cette information ?
Réponse : à ce jour, c’est
ce qui serait finalement prévu mais tout cela peut encore évoluer d’ici le vote
définitif de la loi. D’après la CNCE, l’essentiel du débat parlementaire va
porter sur le niveau de centralisation à la CDC.
Notons que si le livret A et
le LDD ne fusionnaient plus, l’argument comme quoi il n’y aurait pas de risque
de baisse de ressources pour le financement du logement social (la non
centralisation à 100% du livret A est compensée par l’augmentation de la
centralisation du LDD de 9% à 60/70%) ne tiendrait plus ! Il est vrai
qu’avec la « norme 1,25 », les encours livret A seuls sont suffisants
pour couvrir les encours de prêts CDC. Il y a même de l’excédent …
Pour conclure, rien de bien
réjouissant.
L’attitude de la CNCE démontre
que, pour elle, la banalisation de la distribution du livret A est
effectivement une « opportunité », un bon prétexte, pour accélérer et
finaliser la banalisation du Groupe avec les conséquences négatives pour les
collègues (emploi, restructurations, flexibilité horaire, pression
commerciale), pour les clients (fermeture d’agences, etc.), pour la
collectivité (fermeture d’agences, fin des PELS, financement du logement
social)
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Dernière mise à jour : 15-05-2008 17:27