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En préambule, nous demandons la convocation rapide d'une réunion extraordinaire afin de traiter de la fusion des organes centraux ainsi que des conséquences de l'actualité du jour (perte de 600 millions).
(compte tenu de la décision intervenue deux jours après – démission d'une partie du directoire de la Caisse Nationale – nous avons demandé que ce sujet soit également à l'ordre du jour de cette réunion extraordinaire).
La Caisse Nationale est d'accord. Une date de réunion, avant fin novembre, va être fixée.
1) CIFG
Aucun document ne sera remis au Comité de Groupe, la Caisse Nationale s'y étant engagée auprès des autorités américaines !
Un accord définitif, permettant d'éviter le dépôt de bilan de CIFG , est quasiment trouvé.
Les différentes sociétés concernées acceptent de renoncer à leur assurance auprès de CIFG . En contrepartie, elles arrêtent de payer les primes et entrent au capital.
Actuellement, trois banques, représentant 24% des risques, n'ont pas encore donné leur accord définitif mais la Caisse Nationale est confiante …
Une fois l'accord signé :
- il n'y aura pas à recapitaliser à nouveau CIFG (la précédente recapitalisation de 1 milliard d'euros passe en pertes …),
- il n'y a quasiment aucun risque de recours juridique,
- cette solution peut avoir des effets positifs sur Natixis (reprise de provisions).
2) Augmentation de capital de Natixis :
Opération terminée le 30 septembre.
Pour la Caisse Nationale, cette opération est un « succès » car elle :
- renforce les ratios de Natixis et les place à un niveau identique à celui des autres Banques de Financements et d'Investissements,
- a mis fin à l'extrême volatilité du cours ...
3) Test de dépréciation d'actifs :
La Caisse Nationale nous explique pourquoi, selon elle, il n'y a pas, à ce jour, à déprécier la valeur inscrite dans les comptes concernant Natixis, Nexity, etc.
Le fait que toutes ces filiales aient annoncé une révision, parfois importante comme pour Nexity, à la baisse de leur « business plan » pourrait avoir un impact mais la Caisse Nationale n'est pas en capacité de dire si ce sera vraiment le cas, ni, si oui, quel sera le niveau des dépréciations…
Elle nous donne rendez-vous à la fin de l'année !
4)Perte de 600 millions :
Pour rappel :
- tout cela n'aurait rien à voir avec une nouvelle "affaire Kerviel". Toutes les opérations seraient enregistrées, comptabilisées, etc., dans les comptes. Les "alertes" se seraient bien déclenchées.
- il s'agit du non respect, par un opérateur de la Caisse Nationale, de la consigne, donnée par le directoire dès cet été, consistant à solder toutes les positions sur la gestion financière à court terme, l'opérateur en question ayant à tout prix essayé, en septembre, de redevenir "positif" sur sa position,
- impact de "l'effet crise" = fin septembre/début octobre, au moment où les "alertes" se déclenchent, les pertes étaient encore limitées (autour de 15 millions). Mais il y aurait eu un « manque de réactivité ». Entre temps la situation des marchés se dégrade encore plus et le temps de trouver des acheteurs alors qu'il n'y a plus de liquidités, la perte atteint (dépasse ?) 600 millions d'euros.
La Caisse Nationale se veut rassurante, comparant ce montant à celui des fonds propres du Groupe (20 milliards).
Mais quel sera l'impact de cette perte sur les résultats de la Caisse Nationale ?
Cela aura-t-il des conséquences pour les Caisses (moins de dividendes Caisse Nationale ?) ???
Pas de réponse à ce jour.
5) Fusion Caisse Nationale /Banque Fédérale des Banques Populaires :
Comme cela était prévisible, la Caisse nationale nous annonce qu'elle n'a pas grand chose de plus à nous dire aujourd'hui que : le processus est effectivement engagé.
A ce jour aucune négociation n'est engagée. Tous les scénarii sont encore possibles.
Confirmation du calendrier : accord d'ici la fin de l'année, modification législative début 2009, fusion juridique avant la fin du premier trimestre 2009.
La CFDT est intervenue sur plusieurs points :
- nous demandons la suspension des mutualisations/externalisations (dossier présenté le 25 septembre). Réponse Caisse nationale : pas de remise en cause de ce qui est déjà lancé (crédit, monétique), poursuite pour ce qui ne pose pas débat (contentieux). Suspension pour le reste dans l'attente de chantiers plus ambitieux avec les Banques Populaires.
- exigence d'un engagement sur le maintien de l'emploi, plus de suppressions de poste dans la Branche. Réponse Caisse Nationale : ne voit pas pourquoi le projet détruirait des emplois … Concernant les 4500 suppressions de postes, c'est interne à la Branche est indépendant du projet.
- la modification de la loi de 1999 peut-elle aller jusqu'à remettre en cause le périmètre de la Branche, le fonctionnement de la CPN, etc., toutes choses ayant des impacts sur les dispositifs sociaux et l'application des accords ? Réponse Caisse Nationale : engagement de Guy Cotret à agir pour que les aspects sociaux de la loi de 1999 soient maintenus.
Enfin, la CFDT rappelle que, suite à cette annonce, elle a envoyé un courrier aux dirigeants des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires afin de connaître le contenu du projet et d'exposer ses orientations. A ce jour, les Banques Populaires ont répondu, pas les Caisses d'Epargne ...
Réponse Caisse Nationale : rien de particulier à dire sur le sujet dans l'immédiat mais Ok pour une rencontre ...
Envoyer cet article Dernière mise à jour : 24-10-2008 16:45
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