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Le mal-être au travail : quelle ampleur ? Convertir en PDF Version imprimable
Écrit par Dr Philippe Presles   
19-01-2009
 

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Samotrace, c'est le nom d'un programme de surveillance de la santé mentale au travail. Les premiers résultats donnent des indications inédites sur le mal-être et sur les facteurs de risques psychosociaux en entreprise. On apprend notamment que 37% des salariées féminins et 24% des salariés masculins présentent une souffrance psychique au travail...
 
En attendant que ce programme de l'Institut de veille sanitaire (InVS) soit étendu à toute la France, voici les premiers résultats obtenus dans les régions Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, et ayant porté sur 6.000 salariés (hors éducation nationale et milieu agricole). Comme dans la population générale, les femmes sont plus touchées par le mal-être au travail.
Les symptômes anxieux, dépressifs, les troubles du sommeil et de la relation sociale concernent 24% des hommes et 37% des femmes.
 
Des différences selon le secteur d’activités
Si l'on tient compte des différentes branches professionnelles, chez les femmes, c'est le secteur de la production et de la distribution de gaz-eau-électricité qui fragilise le plus (45% des travailleuses), suivi par l'administration publique (41%), les activités financières (40%) et les services collectifs sociaux et personnels (40%). Chez les hommes, la finance est le secteur le plus à risque (29% des salariés présentent des symptômes de mal-être), suivi du secteur gaz-eau-électricité (29%) et de la fonction publique (26%).
 
Quels sont les facteurs de risques ?
Deux nouveaux indicateurs des risques psychosociaux ont été mis en évidence.
  1. Le fait de travailler d'une façon qui heurte la conscience professionnelle Cette inadéquation entre tâche professionnelle et conscience professionnelle touche en moyenne 14% des hommes (16% dans le secteur santé et action sociale, 17% dans celui du gaz-eau-électricité, 20% dans les services collectifs) et 12% des femmes (20% dans le secteur santé et action sociale, 19% dans celui du gaz-eau-électricité, 13% dans les services collectifs). Il peut se traduire de la façon suivante : un travail qui heurte la conscience professionnelle multiplie par 1,6 le risque d'un salarié de basculer dans la souffrance psychique (stress, anxiété, burn out…).
  2. Le fait que les efforts consentis ne sont pas récompensés en retour Ce facteur de risque est retrouvé chez 3,5 à 5% des hommes et chez 3,5 à 4% des femmes en moyenne. On peut le traduire de la façon suivante : une salariée qui ne voit pas ses efforts professionnels récompensés a 3 fois plus de risques de basculer dans le mal-être (2,4 fois plus de risques pour un salarié masculin). Dès à présent, l'ensemble des données recueillies devrait inciter les responsables à modifier l'organisation du travail…
Dr Philippe Presles Source: Institut de veille sanitaire (InVS) , programme Samotrace, janvier 2009.  

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Dernière mise à jour : 19-01-2009 00:00

   
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Tags : InVS, Samotrace, santé, travail, souffrance


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