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Deuxième cas: un célibataire de 59 ans se tue à quatre mois de la retraite
"Je ne sais rien faire d'autre." Est-ce la réflexion qui a traversé l'esprit de Pierre le 20 décembre dernier? Ce cadre de la HSBC comptait trente ans de maison. Militant CGT, un temps gestionnaire du restaurant d'entreprise, il dirigeait une équipe de cinq personnes du back office. Bien considéré par sa direction, il déjeunait régulièrement avec ses supérieurs hiérarchiques directs. Sa demande de départ anticipé à la retraite avait été acceptée: il devait quitter l'entreprise en avril 2008.
Ce jeudi 20 décembre 2007, il disparaît. Le 2 janvier, au retour des vacances, les services de sécurité découvrent son corps dans les toilettes du restaurant inter-entreprises. La tête recouverte d'un sac plastique fixé par un ruban adhésif autour du cou. Les femmes de ménage ont bien signalé une porte fermée dans les toilettes, mais le régisseur a pensé qu'il pouvait y avoir du matériel pour des travaux. Et puis, ce sont les vacances...
Commence alors une étrange polémique entre la CFDT et la direction. Dans un tract, les délégués CFDT accusent HSBC de "dissimuler" les faits.
"Dans la lettre laissée à sa hiérarchie, Pierre met en cause le climat devenu trop pesant dans son travail."
Or, cette lettre, personne ne la détient hormis le procureur de la République de Nanterre qui, après enquête, a conclu au suicide. Et le syndicat de s'attirer -procédure rare- un droit de réponse de la DRH dénonçant un "tract scandaleux" et faux, puisque le CHSCT a voté le principe d'une enquête. Seule certitude dans cette affaire, le suicide intervient à un moment de rupture de la vie professionnelle (la retraite), d'un salarié à la fois très impliqué dans la vie de son entreprise et plutôt isolé sur le plan personnel.
Dernière mise à jour : 28-04-2008 10:15
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Le droit d'alerte en marche, depuis 2009
Ecrit par: Le déserteur () le 12-05-2011 22:46