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Comité de suivi de la négociation salariale de branche Convertir en PDF Version imprimable
Écrit par Fédération   
11-06-2008
 

Favoris : 68

Le comité de suivi, réuni le 9 juin 2008 à l'invitation du ministère du travail, a examiné les négociations salariales des 160 branches de plus de 5000 salariés.

 

  1. Négociations de branche sur l'égalité salariale entre les femmes et les hommes
  2. Bilan de la négociation 2007 sur les salaires minima conventionnels des cadres
  3. Négociations salariales de branche en 2008

 

 

1- Négociations de branche sur l'égalité salariale entre les femmes et les hommes

Pour la première fois, le ministère a établi l'état des négociations sur l'égalité salariale  des 160 branches de plus de 5000 salariés.

Le recensement fait apparaître 12 accords de branche conclus sur 2006, 2007 et 2008. Il indique que dans 37 branches, soit 23% du total, des négociations sont engagées. En revanche pour 69 branches, aucune initiative de négociation n'est prise, même si des travaux préparant un diagnostic de la situation salariale des hommes et des femmes, se font dans plusieurs d'entre elles.

Ce bilan montre un début de prise de conscience concernant ce thème.

Cependant, pour la CFDT, en raison de la faible proportion de branches en négociation, le comité doit rappeler l'échéance du 31/12/2010 prévue par la loi pour aboutir à une réduction des écarts salariaux entre les hommes et les femmes et celle retenue par la conférence sur l'égalité professionnelle de novembre 2007, le 21/12/2009 pour débuter des actions de réduction des écarts salariaux.

Pour cette raison, les outils d'accompagnement (guide d'utilisation du rapport de situation comparée, exemples d'actions réussies de réduction des écarts salariaux...) prévus lors de la conférence doivent être mis à disposition des négociateurs sans tarder.

La CFDT a également demandé que cette information soit adressée aux branches de moins de 5000 salariés (elles représentent 550 conventions collectives)  qui sont aussi concernées par la réduction des écarts salariaux. Pour certains secteurs qui s'estiment non visés par ces débats au motif d'une composition de personnel essentiellement masculine ou essentiellement féminine, le comité doit inciter ces professions à réfléchir aux mesures permettant d'ouvrir les métiers à davantage de mixité.

En réponse à l'intervention de la CFDT, à celle de FO, signalant que l'absence de sanction risquait de laisser les accords sans application, de la CFTC remarquant la difficulté des partenaires sociaux à prendre des mesures concrètes et à celles des organisations patronales (MEDEF, CGPME, UPA, UNAPC, FNSEA) déplorant l'accumulation de négociations qui mettent celles sur la réduction des écarts salariaux au rang de non priorités, la DRT a confirmé les échéances des 31/12/2009 et 2010.

L'administration a considéré que l'égalité professionnelle devait être prise en charge comme problématique transversale à l'ensemble des négociations et a rappelé que lors des réunions de la sous commission d'extension des accords salariaux, des réserves étaient faites lorsque la question des écarts salariaux n'était pas traitée. Elle a retenu l'idée de diffusion des accords ou des mesures exemplaires et rappelé le travail en cours sur le rapport de situation comparée, pour les entreprises de 300 salariés  et pour les TPE-PME dans le but d'aider les partenaires sociaux à négocier la réduction des écarts salariaux en entreprise.

 
2- Bilan de la négociation 2007 sur les salaires minima conventionnels des cadres

L'analyse des salaires minima des cadres fait ressortir quatre tendances principales :

  • une dispersion des salaires plus importante chez les cadres que pour les autres catégories de salariés, 26% entre premier niveau et niveau le plus élevé contre 3% chez les employés.
  • des pourcentages d'augmentation inférieurs à ceux des autres catégories. Mais certaines branches procèdent à des augmentations uniformes pour l'ensemble de la grille salariale et cherchent à retrouver les hiérarchies salariales issues des grilles de classification.
  • une proportion importante de minima inférieurs à 75% du plafond de la sécurité sociale. Cette situation se retrouve dans près d'une branche sur deux, soit 49% des branches contre environ 40 % les deux années précédentes.
  • le mouvement de resserrement de l'éventail des salaires par catégorie, observé depuis plusieurs années, semble marquer le pas en 2007. Une légère tendance à l'élargissement des écarts hiérarchiques se dessine.

Cette dernière évolution peut trouver une explication dans les difficultés à recruter dans les métiers en tension où la préoccupation de restaurer leur attractivité s'appuie sur des réaménagements de grille.

 

3- Négociations salariales de branche en 2008

Un point fin avril 2008 faisait apparaître que 143 branches respectaient le niveau du SMIC pour les premiers coefficients des grilles salariales soit 90 % des branches de + de 5000 salariés, montrant ainsi une progression continue de réajustement des grilles depuis 2005.

Après l'augmentation du SMIC au 1er mai 70 branches restent conformes, 90 branches ont un ou plusieurs minima inférieurs au SMIC (le mécanisme d'évolution du SMIC prévoit son augmentation dès que l'indice des prix progresse de 2 %. De mai 2007 - date de référence pour l'augmentation du SMIC au 01/07/2007 -   à mars 2008, les prix ont augmenté de 2,3 % d'où le déclenchement au 1er mai 2008. Cette clause, en raison de la baisse de l'inflation, n'avait pas joué depuis 1996).

Parmi celles-ci, 7 branches présentent des difficultés récurrentes dans les négociations (céramique, industrie de la chaussure, grands magasins et magasins populaires, habillement succursaliste, papeterie, parfumerie esthétique, ports autonomes).

Ce mouvement de basculement par rapport au SMIC, montre pour la CFDT, la fragilité de la négociation dans les branches.

 

Pour établir des évolutions salariales préservant un écart avec le SMIC et prévoyant des progressions significatives entre coefficients, les négociations de branche doivent intégrer des éléments qualitatifs en relation avec des compétences développées par les salariés cadres et non cadres et réexaminer le lien entre les classifications et les salaires.

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Dernière mise à jour : 11-06-2008 18:40

   
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