Pour la CFDT, le Personnel du Groupe n'est pas une « variable d’ajustement » !
La banalisation du Livret A sert de prétexte à la Caisse Nationale pour annoncer une accélération des réorganisations des Caisses accompagnée de suppressions d'emplois. Une démarche qui ne peut à ce jour qu’être qualifiée d’anti-sociale car ce n'est pas aux collègues de payer le prix des erreurs stratégiques de la Caisse Nationale.
De son seul chef, la Caisse Nationale a convoqué des réunions de négociations sur trois thèmes : le stress/la souffrance au travail, l'organisation du travail, les mesures d'accompagnement au départ.
Si seul le dernier thème semble être une priorité pour la Caisse Nationale, la CFDT exigera que les conditions de travail et de vie de chaque collègue soient améliorées.
1) Stress/Souffrance au travail
Ce phénomène est réel comme le démontre les différentes études réalisées dans des Caisses et les rapports de la médecine du travail. Il est donc urgent de disposer d'un diagnostic national.
La CFDT est donc satisfaite que la Caisse Nationale ait mis ce point à l'ordre du jour.
Le diagnostic national doit :
− concerner toutes les filières et tous les métiers (commercial, back-office, CRC, filiales),
− intégrer les études qui viennent d'être réalisées (ou sont en cours) dans nos entreprises.
Il doit être établi le plus rapidement possible afin de prendre toutes les mesures qui s'imposent dans les plus brefs délais. Notamment en matière d'organisation du travail ...
2) Organisation du travail
La négociation concernant l'organisation du travail doit évidemment s'appuyer sur le diagnostic stress/souffrance au travail. Cette négociation ne peut donc commencer immédiatement, comme le voudrait la Caisse Nationale.
Pour autant, il ne s'agit pas de la reporter « aux calendes grecques », car nos collègues attendent des résultats. Nous pouvons disposer du diagnostic sur le stress/souffrance au travail d'ici quelques mois. La négociation sur l'organisation du travail peut donc débuter au dernier trimestre 2008.
Pour la CFDT, elle ne peut se réduire pas aux seuls horaires et congés, comme semble le vouloir la Caisse Nationale, mais doit tout intégrer, y compris ces sujets.
3) « Accompagnement des départs »
La CFDT n'entrera pas dans une « négociation » consistant à trouver les moyens de faire partir le plus rapidement possible et à un moindre coût 4500 de nos collègues !
Les conséquences des réorganisations du Groupe doivent être abordées dans un cadre global, prenant en compte les attentes et le devenir de chacun(e), celles et ceux qui souhaitent partir mais également celles et ceux qui vont rester !
Aussi, la CFDT demande l'ouverture d'une réelle négociation sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois, c'est à dire :
- présentation de la stratégie Groupe à court et moyen terme avec ses conséquences sur les métiers et les emplois,
-
moyens donnés à chaque collègue pour qu'il/elle puisse s'adapter à ces évolutions,
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prise en compte, dans ce cadre, des demandes de salarié(e)s qui ont des projets personnels.
La stratégie des dirigeants du Groupe place aujourd'hui celui-ci dans une position plus que délicate (CIFG ; Natixis ; Nexity;...).
Pour la CFDT, il est hors de question que ce soient les collègues qui en payent les conséquences. La négociation qui s'ouvre doit être l'occasion d'apporter des réponses positives aux problèmes de conditions de travail et de vie de chacun(e).
Le Secrétariat National CFDT Caisses d'Epargne :
Claude BERTRAND , Adnan ENNIFER , Robert EON ,
Henri FRAISSE, Michel GUINCHARD, Jean-Pierre JANAUDY,
Jean-Michel JOLY, Donato PASCALE, Alain ZAGLANICZNY.
Envoyer cet article Dernière mise à jour : 19-09-2008 17:55
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