COMMUNIQUE DE PRESSE CFDT CGT SUD CAISSE D'EPARGNE
NON AUX FERMETURES D’AGENCES
La direction du groupe Caisse d'Epargne vient d'annoncer 4500 suppressions d'emplois et entre 500 et 1000 fermetures d'agences dans les zones rurales et dites difficiles, représentant respectivement 12% des effectifs et au moins 10% des agences.
Ce projet intervient après l’annonce des 1650 suppressions d’emplois à Natixis dont 800 chez les sous-traitants.
Ces évènements surviennent à l’issue d’une période où le groupe a procédé à une multitude d’achats d’entreprises, de montages financiers en tous genres, avec en particulier la mise en place du véhicule coté Natixis (en collaboration avec les Banques Populaires), abandonnant de fait ses missions historiques et ses racines sociales.
La presse spécialisée s’est régulièrement interrogée sur cette politique dont nos organisations syndicales ont dénoncé à maintes reprises les dangers pour les salariés et les clients.
Aujourd’hui, la Caisse Nationale doit encore recapitaliser Natixis ! Avec quelles nouvelles conséquences financières et sociales pour les Caisses d'Epargne ?
Au dire même de la direction, cette situation n'est pas liée à la banalisation du Livret A.
Parallèlement dans le domaine du stress et de la souffrance au travail tous les indicateurs sont passés au rouge. A tel point que la direction est obligée de consentir aux organisations syndicales une étude dans toutes les entreprises du groupe.
Si les annonces de la direction de la Caisse Nationale se concrétisaient, notre clientèle, les communes, les salariés paieraient donc au prix fort les choix politiques et économiques des dirigeants du groupe.
En effet, elles se traduiraient par un recul économique et social sur tous les plans :
des réductions d’effectifs significatives dans les sièges sociaux et les sites administratifs au profit de plateformes d’activités au statut incertain pour le personnel,
une nouvelle augmentation de la pression commerciale, les collègues moins nombreux devant « produire » autant, voire plus,
une dégradation des conditions de travail et donc une aggravation du stress et de la souffrance de nos collègues,
tout cela également au détriment d’un réel service à la clientèle et du devoir de conseil, donc une dégradation accentuée de la qualité de notre relation avec nos clients.
PERSPECTIVES QUE NOS TROIS ORGANISATIONS REFUSENT
ET APPELLENT A COMBATTRE.